Dans l’étude d’Huszar et al. (2013), l’impact des émissions par le transport aérien sur le climat du 21e siècle a été évalué pour la première fois avec un modèle climatique couplant à la fois l’atmosphère, l’océan et la chimie gazeuse atmosphérique, en l’occurrence le modèle du CNRM-GAME. L’effet des émissions présentes et futures de CO2, NOx et H2O a été évalué, en prenant en compte les changements qu’elles induisent sur les gaz à effet de serre et sur les nuages (traînées de condensation et cirrus induits). L’impact des émissions de CO2 émis reste, comme d’autres études le suggéraient auparavant, faible. Il atteint environ +0.1 °C sur la température de surface à la fin du 21e siècle, tandis que celui des autres émissions atteint +0.2 °C, essentiellement de part les émissions de H2O. Le réchauffement le plus important se produit en fin d’été, début d’automne.
« Huszar, P., Teyssèdre, H., Michou, M., Voldoire, A., Olivié, D. J. L., Saint-Martin, D., Cariolle, D., Senesi, S., Salas Y Melia, D., Alias, A., Karcher, F., Ricaud, P., and Halenka, T. : Modeling the present and future impact of aviation on climate : an AOGCM approach with online coupled chemistry, Atmos. Chem. Phys., 13, 10027-10048, doi:10.5194/acp-13-10027-2013, 2013. »
